FRANCE 24
May 29, 2026
TL;DR
Les magistrats tchadiens déposent plainte contre le ministre de la sécurité publique après ses déclarations incitant à déchirer les ordonnances judiciaires, qu'ils jugent attentatoires à l'indépendance de la justice.
“Si vous identifiez de fausses ordonnances, il faut les déchirer et les jeter au visage de leurs auteurs.”
— Aliatach, ministre de la sécurité publique
“Ces propos ne n'offensent pas seulement les magistrats, mais ça offense l'institution judiciaire qui est un pouvoir reconnu par la Constitution.”
— Représentant des syndicats de magistrats
1. Les propos controversés du ministre
Le ministre de la sécurité publique Aliatach a tenu des déclarations incitant à déchirer les fausses ordonnances et à les jeter au visage de leurs auteurs, des propos largement relayés sur les réseaux sociaux le 24 mars.
2. Réaction immédiate de la magistrature
24 heures après les déclarations, les bureaux exécutifs des deux principaux syndicats de magistrats annoncent le dépôt d'une plainte contre le ministre.
3. Positions des magistrats
Les syndicats dénoncent des déclarations qu'ils estiment attentatoires à la dignité, l'indépendance et l'image de l'institution judiciaire, considérant que les ordonnances sont rendues au nom du peuple tchadien et du 3e pouvoir.
4. Excuses insuffisantes et suites judiciaires
Malgré les excuses présentées par le chef du gouvernement et le ministre, les magistrats maintiennent leur action judiciaire et accordent un délai de 10 jours à leur bureau exécutif pour suivre l'évolution de la plainte.